Pendant longtemps, la littérature noire et afro descendante a été marginalisée, reléguée aux périphéries du monde éditorial, souvent cantonnée à des catégories réductrices. Pourtant, elle est essentielle. Essentielle pour raconter, transmettre, réparer, et surtout pour exister pleinement dans l’imaginaire collectif.
Aujourd’hui plus que jamais, faire vivre et circuler les voix noires n’est pas un simple choix éditorial : c’est un acte culturel, mémoriel et profondément humain.
Raconter nos histoires avec nos propres mots
La littérature noire permet avant tout de reprendre la parole. De dire le monde depuis nos expériences, nos héritages, nos sensibilités. Pendant des siècles, les récits concernant les peuples noirs ont été écrits sur eux, rarement par eux.
Écrire et publier des auteurs noirs et afro descendants, c’est redonner aux récits leur justesse. C’est permettre des histoires multiples, nuancées, loin des clichés, des stéréotypes et des récits uniques.
Chaque livre devient alors un espace de liberté où se croisent mémoire, imagination et vérité.
Une littérature de mémoire et de transmission
La littérature noire est intimement liée à la mémoire. Elle porte les traces de l’histoire, des silences, des ruptures, mais aussi des résistances, des renaissances et des résiliences.
À travers les romans, les contes, la poésie ou les livres jeunesse, elle transmet ce qui ne s’écrit pas toujours dans les manuels :
- les histoires familiales,
- les savoirs ancestraux,
- les cultures orales,
- les héritages de la diaspora.
Lire, c’est transmettre. Écrire, c’est refuser l’oubli.
Une nécessité pour les générations futures
Pour les enfants noirs et afro descendants, voir des personnages qui leur ressemblent est fondamental. Cela nourrit l’estime de soi, l’imaginaire et le sentiment de légitimité. La représentation est la clé.
La littérature jeunesse joue ici un rôle clé : elle façonne les premières représentations du monde. Lorsqu’un enfant se reconnaît dans une histoire, il comprend très tôt que sa voix compte, que son histoire mérite d’être racontée.
Mais cette littérature est aussi essentielle pour tous les enfants. Elle ouvre à la diversité, à l’altérité et à une compréhension plus juste du monde.
Une littérature vivante, plurielle et contemporaine
Contrairement aux idées reçues, la littérature noire ne se limite pas au passé ou à la souffrance. Elle est vivante, innovante, multiple.
Elle parle d’amour, de futur, de quotidien, de rêves, d’identités hybrides, de spiritualité, de science-fiction, de poésie urbaine. Elle traverse les genres, les territoires et les générations.
C'est une littérature du présent et de l'avenir.
Pourquoi Sous le Baobab
Chez Sous le Baobab, nous croyons que la littérature noire mérite un espace à part entière, exigeant et bienveillant. Un espace où les voix afro descendantes peuvent s’exprimer librement, sans être réduites ou formatées.
Le baobab est un arbre de mémoire et de transmission. Sous son ombre, on raconte, on apprend, on partage. C’est cette symbolique qui guide notre démarche éditoriale : publier des livres enracinés, porteurs de sens, ouverts sur le monde.
Lire pour transmettre, publier pour exister
Soutenir la littérature noire, c’est soutenir une pluralité de regards. C’est participer à une mémoire collective plus juste. C’est offrir aux générations futures des récits dans lesquels elles pourront se reconnaître, se construire et rêver.
La littérature noire n’est pas une littérature à part. Elle est une littérature essentielle.
Alors, rendez-vous Sous le Baobab, là où la mémoire devient puissance.
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